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Blaguier

Blagues

Toutes les rubriques de blagues, et comment elles ont été écrites.

149 au total dans cette rubrique, réparties sur 11 pages.

Cette rubrique rassemble tout ce qui, sur ce site, se raconte plutôt que se devine. Les pages sont classées par forme et par usage, parce que c’est ainsi qu’on cherche une blague : on ne cherche pas « une blague », on cherche une blague courte à placer dans une conversation, une blague de Toto pour un enfant de huit ans, un calembour à ressortir à table, ou quelque chose d’assez noir pour un ami qui a le moral bas.

Les blagues courtes tiennent en deux lignes. Elles sacrifient le décor, les personnages et la mise en place, et elles gagnent la seule chose qui compte dans une conversation : on peut les placer sans demander la parole. Les histoires drôles font l’inverse — trois à six phrases, une situation qu’on installe, un développement, une chute — et elles demandent qu’on vous écoute jusqu’au bout.

Entre les deux, il y a les formes. La blague de Toto est une forme : un adulte pose une question qui attend une réponse convenue, l’enfant répond de façon strictement littérale, et c’est l’écart entre les deux qui fait rire. « Monsieur et Madame ont un fils » en est une autre : on part d’une phrase, on la coupe en deux, la première moitié devient un prénom et la seconde un nom de famille. Le comble en est une troisième. Ces formes n’appartiennent à personne, et c’est précisément ce qui nous permet d’écrire dedans.

Les blagues nulles méritent leur page. Une blague nulle n’est pas une blague ratée : c’est une blague dont on voit venir la chute, et c’est le fait de la voir venir qui produit l’effet. Le rire y est un rire de connivence, parfois un soupir, et le soupir fait partie du résultat. Une blague ratée, elle, ne produit rien du tout — la différence est nette et elle se sent à la seconde où la chute tombe.

L’humour noir occupe une page à part, et c’est la seule du site à s’ouvrir sur une limite plutôt que sur une blague. En français, l’humour noir porte sur la mort, la maladie, la catastrophe, le mauvais moment. Il ne porte pas sur des catégories de personnes, et sur ce site il ne le fera pas : cette page dit ce qu’elle refuse de publier avant de publier quoi que ce soit.

Les jeux de mots forment la dernière famille. Le mot est ambigu en français — il désigne aussi les grilles et les jeux de lettres — et la page concernée le signale dès sa première phrase, pour que le lecteur venu chercher une grille de mots fléchés sache immédiatement qu’il n’est pas au bon endroit. Ce qu’il y a ici, ce sont des calembours : un mot qui en cache un autre, une expression prise au pied de la lettre, un son qui sert à deux choses.

Toutes ces blagues ont été écrites pour ce site. C’est ce qui explique qu’il y en ait moins qu’ailleurs et que certaines rubriques très recherchées soient absentes. Les blagues d’humoristes, celles des émissions et celles imprimées sur les emballages appartiennent à ceux qui les ont écrites ; nous n’avons aucun droit dessus et nous ne les republions pas. La règle complète, avec ce qu’elle nous interdit, est sous Sources et Méthode.

Un dernier mot sur la façon de lire ces pages. Une blague se lit mal en série : au bout de quinze, on ne rit plus de rien, et ce n’est pas la faute des quinze dernières. Les pages sont assez courtes pour être lues d’un trait, mais la bonne façon de s’en servir est d’en retenir deux ou trois et de fermer l’onglet.