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Devinettes difficiles

Chaque indice est vrai. C’est ce qui les rend dures.

12 devinettes sur cette page

Il s’allonge par l’arrière au moment même où tout ce qui le compose avance, si bien qu’il recule pendant que chacun roule vers l’avant. Il naît d’un rétrécissement et survit très souvent à sa cause : l’accident est dégagé depuis vingt minutes et il est toujours là. On le mesure en kilomètres, on l’annonce à la radio, et personne ne l’a jamais débouché. Qu’est-ce que c’est ?

Réponse

Un bouchon, celui de la circulation. Il s’allonge bien par l’arrière : chaque conducteur freine un peu après le précédent, si bien que la file avance voiture par voiture pendant que sa queue remonte la route en sens inverse. Il naît d’un rétrécissement — une voie fermée, une côte, une entrée d’autoroute — et il peut survivre à ce qui l’a créé, puisque l’onde de freinage continue de se propager quand l’obstacle a disparu. On le mesure en kilomètres et on le donne à la radio, ce qui écarte toute file d’attente ordinaire. La fausse piste est dans le dernier mot : le bouchon qu’on débouche est en liège, il ne recule pas, il ne se compte pas en kilomètres et aucune radio ne le signale.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

On m’a fabriqué exprès plus fragile que tout ce qui m’entoure, et c’est la seule qualité qu’on attende de moi. Le jour où je fais correctement mon travail, je cesse d’exister : ma destruction est ma seule preuve de bon fonctionnement. Quand la pièce s’éteint d’un coup, c’est moi qu’on accuse, alors que je viens d’épargner bien plus cher que moi. Celui qui me remplace par un modèle plus costaud croit avoir réglé le problème et vient de supprimer la protection. Qui suis-je ?

Réponse

Un fusible. Sa fragilité est calibrée : le fil qu’il contient fond à une intensité choisie, volontairement inférieure à ce que supportent l’installation et les appareils. Il ne peut donc réussir qu’en se détruisant, et une fois fondu il ne se répare pas, il se change — sa disparition est bien la preuve qu’il a joué son rôle. On l’accuse de la panne alors qu’il en est le remède : ce qu’il a interrompu aurait chauffé un câble ou détruit un appareil. Et le remplacer par un calibre supérieur ne protège plus rien, puisque c’est alors la ligne qui fond avant lui. La fausse piste est le disjoncteur, qui fait le même métier mais se réarme d’un geste : lui survit à son intervention, et l’énoncé dit exactement l’inverse.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

Je ne bouleverse pas la prononciation, et pourtant j’occupe la place exacte d’une lettre qui s’est effacée : cherchez ce qui manque dans forêt, dans hôpital, dans fenêtre, puis regardez forestier et hospitalier. Contrairement aux deux accents auxquels on me compare toujours, je peux me poser sur les cinq voyelles. Sur deux d’entre elles, on m’a rendu facultatif, sauf là où mon absence changerait un fruit mûr en mur de pierre. Qui suis-je ?

Réponse

L’accent circonflexe. Il signale presque toujours la chute d’un s : forest est devenu forêt, hospital a donné hôpital, fenestre a donné fenêtre — et le s survit dans les mots de la même famille, forestier et hospitalier, ce que l’énoncé invitait à vérifier. Il est le seul accent à se poser sur les cinq voyelles : â, ê, î, ô, û, quand l’accent aigu ne se met que sur le e et l’accent grave sur a, e et u. Les rectifications orthographiques l’ont rendu facultatif sur le i et le u, mais il reste exigé là où il distingue deux mots : mûr et mur, sûr et sur, dû et du. La fausse piste est le tréma, qui se pose lui aussi sur plusieurs voyelles, mais qui sépare deux sons voisins au lieu de marquer une lettre perdue.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

Deux fois par an, une nuit ne fait pas vingt-quatre heures : l’une en perd une, l’autre en gagne une. Celle qui en gagne tombe toujours un dimanche, aux petites heures, et elle rend ce qu’on avait pris sept mois plus tôt. Les horloges des fours et des tableaux de bord la subissent sans broncher, les téléphones la corrigent tout seuls. De quelle nuit s’agit-il, et quelle heure y est-elle vécue deux fois ?

Réponse

C’est la nuit du passage à l’heure d’hiver, le dernier dimanche d’octobre. À trois heures du matin, les horloges reviennent à deux heures : la tranche de deux à trois heures est donc vécue deux fois, et cette nuit-là dure vingt-cinq heures. Elle rend l’heure qui avait été retirée au dernier dimanche de mars, où l’on passe directement de deux à trois heures et où la nuit ne dure que vingt-trois heures. Le changement tombe bien un dimanche et à cette heure-là précisément pour perturber le moins de trains et le moins de travail possible, et seuls les appareils reliés à un réseau se règlent seuls : le four et la voiture attendent une main. La fausse piste est le printemps : on parle d’heure gagnée en mars parce que les soirées s’allongent, alors que la seule nuit qui contienne réellement une heure de plus est celle d’octobre.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Il ne comporte ni pierre, ni acier, ni câble, et il ne franchit jamais qu’une seule journée. Il n’apparaît que si la fête tombe un mardi ou un jeudi, et il s’évanouit complètement les années où elle tombe un samedi. Celui qui le prend dépense un jour de congé et en obtient quatre. Aucune loi ne l’accorde : il se demande, ou l’employeur le décide pour tout le monde. Qu’est-ce que c’est ?

Réponse

Le pont. Ce qu’il franchit est le jour ouvré coincé entre le week-end et le jour férié : férié un mardi, on pose le lundi ; férié un jeudi, on pose le vendredi. L’addition annoncée se vérifie : un seul jour de congé posé, et l’on obtient quatre jours de suite — samedi, dimanche, le jour posé et le jour férié. Quand le férié tombe un samedi, il n’y a plus rien à enjamber et le jour est simplement perdu pour la plupart des salariés, ce qui explique qu’il disparaisse certaines années. Rien n’oblige un employeur à l’accorder : c’est un usage, une décision d’entreprise ou un accord collectif, jamais un droit automatique. La fausse piste est l’ouvrage d’art, que la première phrase écarte en lui retirant d’avance la pierre, l’acier et les câbles.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je reste dans le carnet quand la partie utile s’en est allée, et je porte les mêmes chiffres qu’elle sans valoir un centime. Des mois plus tard, c’est moi qu’on feuillette pour retrouver à qui l’on a donné combien, et à quelle date. Aucun établissement ne me réclame jamais : je ne sers qu’à celui qui tient ses comptes. Quand le carnet est terminé, je suis tout ce qu’il en reste. Qui suis-je ?

Réponse

Le talon du chéquier — la souche, si l’on préfère ce mot-là. Il reprend le montant, le bénéficiaire et la date du chèque détaché, mais n’est pas lui-même un moyen de paiement : personne ne l’encaisse, et c’est pourquoi il ne vaut pas un centime malgré les chiffres qu’il porte. Son unique utilité est privée : il permet de retrouver ce qu’on a signé quand le relevé de compte, des mois plus tard, n’évoque plus rien. Et lorsque tous les chèques sont partis, il ne subsiste effectivement du carnet qu’une pile de talons attachés. La fausse piste est le talon de la chaussure, que l’énoncé ne contredit jamais frontalement : mais un talon de chaussure ne porte ni date ni montant, et ne se range pas dans un carnet.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

J’appartiens à un jeu de vingt, et je ne suis pas faite pour durer : mon remplacement était prévu avant même ma sortie. Ce qui me chasse pousse en dessous de moi bien avant que cela se voie, et ronge ma racine jusqu’à ce que je ne tienne plus à rien. Je pars entre six et douze ans, sans douleur, et parfois dans une pomme. Celle qui prend ma place, elle, ne sera jamais remplacée. Qui suis-je ?

Réponse

Une dent de lait. La denture temporaire en compte vingt, contre trente-deux à l’âge adulte, et cet écart explique que certaines dents définitives ne remplacent rien du tout : elles poussent au fond, derrière les autres. Le germe de la dent définitive se forme sous la dent de lait et provoque la résorption progressive de sa racine — c’est pour cela qu’une dent de lait tombée est courte et creuse, et que sa chute ne fait pas mal. La chronologie annoncée tient : les premières partent vers six ans, les dernières vers douze. La fausse piste est de chercher quelque chose qui tombe par accident, cassé ou arraché : ici la chute est programmée d’avance, et c’est le remplaçant lui-même qui l’a organisée.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

Sur une boîte manuelle, il porte un nom funèbre et c’est pourtant la position où la voiture roule le plus librement, sans plus rien lui demander. On s’en sert à l’arrêt au feu rouge, on le déconseille dans les descentes, et le moteur, lui, continue tranquillement de tourner. Aucun chiffre ne le désigne sur le pommeau, et il se trouve partout entre les rapports. Comment s’appelle-t-il ?

Réponse

Le point mort. Aucun pignon n’y est engagé : rien n’est transmis, les roues n’entraînent pas le moteur et le moteur n’entraîne pas les roues, ce qui en fait bien la position la plus libre de la boîte. Au feu rouge, il évite de maintenir l’embrayage enfoncé ; en descente, il est déconseillé parce qu’on y perd le frein moteur et une partie du contrôle du véhicule. Le moteur continue de tourner au ralenti, preuve qu’il n’est question d’aucun arrêt. Et il n’est marqué par aucun chiffre sur le pommeau, puisqu’il occupe la barre centrale de la grille, entre les rapports. La fausse piste est le mot lui-même : mort désigne ici l’absence de transmission — comme dans le temps mort ou l’angle mort — et non quelque chose qui s’arrête.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je parle de tout le livre sans en raconter une seule ligne, et je suis pourtant écrite en dernier. Je ne contiens presque aucun verbe : des intitulés, et des nombres alignés le long de la marge droite. Celui qui me lit avant le premier chapitre cherche s’il a bien acheté ce qu’il croyait ; celui qui me consulte après cherche l’endroit où c’était écrit. Qui suis-je ?

Réponse

La table des matières. Elle est nécessairement établie en dernier, puisque les numéros de page ne sont connus qu’une fois la mise en pages arrêtée. Elle ne comporte que des intitulés et des chiffres : c’est le seul endroit d’un livre où l’on écrive sans faire de phrases, ce qui explique l’absence de verbes. Ses deux usages sont bien opposés dans le temps : on la parcourt avant d’acheter pour juger du contenu, et après lecture pour retrouver un passage. La fausse piste est la préface, elle aussi rédigée en dernier et lue en premier — mais une préface est faite de phrases, n’aligne aucun numéro de page, et ne sert à rien pour retrouver un passage.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

On la paie plus cher que le courrier ordinaire pour une seule raison : elle prouve. Mais elle ne prouve pas ce que la plupart des gens croient — glisser une feuille blanche dans l’enveloppe n’y changerait rien, et personne, à aucun moment, n’a lu ce qu’elle transporte. Elle vaut d’ailleurs même lorsque le destinataire refuse d’aller la chercher. Que prouve-t-elle exactement, et comment s’appelle-t-elle ?

Réponse

C’est la lettre recommandée avec accusé de réception. Ce qu’elle établit, ce sont l’envoi, la présentation et la remise, avec leurs dates — jamais le contenu de l’enveloppe, que personne n’ouvre ni ne consigne, d’où la feuille blanche qui n’y changerait rien. C’est pour cette raison que, dans un envoi qui compte vraiment, on garde une copie datée de la lettre et l’on décrit dans le corps du texte ce que l’on envoie. Elle produit aussi ses effets quand le destinataire ne vient pas la retirer : le pli est présenté, l’avis de passage est laissé, et dans bien des procédures c’est cette date de première présentation qui compte, non le retrait. La fausse piste est justement la croyance générale qu’elle certifierait ce qui est écrit à l’intérieur : elle ne certifie que le trajet.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Plus je suis élevée, moins vous payez chaque mois : je suis le seul chiffre du contrat qu’on augmente exprès pour dépenser moins. Je ne coûte rien tant que rien n’arrive, et je me réveille le jour du sinistre, à la ligne que personne n’avait lue avant de signer. Mon nom promet une exemption, et je suis exactement l’inverse. Un petit dégât peut m’être entièrement inférieur, et l’on ne reçoit alors rien du tout. Qui suis-je ?

Réponse

La franchise d’un contrat d’assurance. Le calcul est celui de tous les contrats : accepter de garder une part du risque à sa charge fait baisser la prime, si bien qu’augmenter ce chiffre-là est bien une façon de payer moins chaque mois. Elle ne se verse jamais d’avance ; elle se découvre au moment de l’indemnisation, retranchée de la somme versée. Et lorsque le dommage est inférieur à son montant, il n’y a tout simplement rien à verser — c’est ce qui explique tous les sinistres qu’on renonce à déclarer. La fausse piste est dans le mot : partout ailleurs, une franchise est ce dont on est dispensé, de bagages, de taxe, de droits ; ici, c’est précisément la part dont on n’est pas dispensé.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

Je ne suis pas un ingrédient qu’on achète : je suis un être qu’on entretient, et il faut me nourrir toutes les semaines même quand on ne se sert pas de moi. On me prélève avant de m’employer, et le morceau mis de côté suffit à me refaire tout entier : je survis donc à chacun de mes emplois. Le froid me ralentit sans me tuer ; l’oubli, lui, en vient à bout. Qui suis-je ?

Réponse

Un levain. C’est une culture vivante de levures et de bactéries lactiques : sans apport régulier de farine et d’eau, la population s’épuise et s’acidifie jusqu’à ne plus faire lever quoi que ce soit — d’où l’entretien hebdomadaire même sans usage. Le prélèvement décrit est exactement la pratique du levain-chef : on met de côté une petite part avant d’incorporer le reste à la pâte, et cette part rebâtit la totalité en quelques heures, ce qui explique la survie à chaque emploi. Le réfrigérateur le met en sommeil pour plusieurs jours, ce qui est une pause et non une fin. La fausse piste est la levure de boulanger vendue en cube ou en sachet : elle s’achète, s’utilise une fois, ne se nourrit pas, et il n’en reste rien après la cuisson — l’énoncé refuse chacun de ces quatre points.

Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je

À propos de ces devinettes

Le site a déjà une page de devinettes faciles et une page de devinettes drôles. Celle-ci est l’autre extrémité : des énoncés plus longs, des objets décrits par ce qu’ils font plutôt que par ce à quoi ils ressemblent, et des réponses qui prennent le temps de montrer pourquoi elles sont les seules possibles. Ce sont des devinettes pour quelqu’un qui a déjà trouvé les autres, et qui cherche à rester bloqué plus de dix secondes.

Une devinette est difficile quand chaque indice est exact, vérifiable après coup, et pointe dans une direction que le lecteur écarte spontanément. Elle n’est pas difficile parce qu’elle cache une information. C’est la distinction que nous nous imposons et elle décide de tout : un énoncé qui exige de deviner un élément absent n’est pas dur, il est raté, et il laisse une impression de tricherie qui gâche même les bons énoncés d’à côté. Toute la résistance doit venir de ce que le lecteur ajoute lui-même, jamais de ce que l’auteur a retiré.

Trois leviers font l’essentiel du travail, et vous les reconnaîtrez en lisant. Le premier est l’indice à double emploi : un mot parfaitement ordinaire dont le second sens, moins fréquent, est le bon. Le deuxième est la description par le comportement — quatre ou cinq choses que l’objet fait, aucune qui dise à quoi il ressemble — parce que l’œil du lecteur cherche une forme et ne trouve rien à quoi s’accrocher. Le troisième est la contrainte chiffrée, du genre « je n’existe qu’une fois par semaine » ou « on me remplace tous les sept ans » : une précision que l’on prend d’abord pour du décor et qui est en réalité la clause qui élimine tous les candidats sauf un.

La bonne méthode de recherche est écrite plutôt que mentale. Notez, en trois ou quatre lignes, la liste de ce que l’énoncé affirme, et à côté la liste de ce que vous avez supposé sans qu’il le dise. La solution loge presque toujours dans la seconde liste, et souvent dans la ligne dont vous vous étiez dit en l’écrivant qu’elle allait de soi. C’est un peu laborieux et c’est justement pour cela que ça marche : tant que l’inventaire reste dans la tête, l’hypothèse en trop reste invisible, parce qu’elle a exactement la forme d’une évidence.

Deuxième méthode, quand la première tourne en rond : relisez l’énoncé en vous arrêtant sur chaque nom et chaque verbe, et demandez-vous s’il existe un autre emploi courant du mot. Le français en offre beaucoup. « Voler » se dit d’un oiseau et d’un pickpocket, « livre » désigne un objet et une ancienne monnaie, « pièce » se dit d’une salle, d’une monnaie, d’un morceau de théâtre et d’un élément de rechange. Dès qu’un mot en accepte deux, essayez le second : c’est très souvent par là que l’énoncé s’ouvre, et c’est aussi par là qu’il avait été écrit.

Il faut également accepter que la difficulté ne soit pas répartie régulièrement. Certaines de ces devinettes tombent en quelques secondes pour une personne et résistent une soirée entière à une autre, sans que rien dans le texte n’explique l’écart : cela dépend du métier qu’on fait, de la maison où l’on a grandi, du mot qu’on a entendu la veille. Nous ne les avons donc pas rangées par difficulté, parce que nous n’avons aucun moyen de mesurer laquelle est la plus dure et qu’un classement inventé serait un classement faux. Elles se lisent dans l’ordre ou au hasard, indifféremment.

Poser une devinette difficile se joue au rythme. Lisez l’énoncé une première fois en entier, laissez le silence s’installer, puis relisez-le lentement : la seconde lecture fait partie du jeu, car c’est elle qui permet de repérer le détail survolé la première fois. À plusieurs, le format des questions fermées fonctionne bien — on ne répond que par oui, par non, ou par « sans importance », et ce troisième mot est le plus utile des trois puisqu’il écarte une fausse piste sans rien livrer. Ce qui gâche l’exercice est presque toujours le même geste : ajouter un indice qui n’était pas dans le texte, ou donner la réponse parce que le silence devient inconfortable.

Une devinette de cette page est écartée dès qu’un second objet satisfait tous ses indices aussi bien que le premier. Ce n’est pas une exigence de style, c’est la seule chose qui distingue une devinette d’une question à laquelle plusieurs réponses conviennent, et nous en avons retiré pour cela. C’est aussi la raison pour laquelle nos réponses ne se contentent pas de nommer l’objet : elles reprennent les indices un par un, et quand l’énoncé tendait une fausse piste, elles la nomment et disent où elle casse. Une réponse d’un seul mot ne prouverait rien, et sur un énoncé dur elle laisserait le lecteur exactement où il était.

Un mot sur la provenance, qui vaut pour tout le site. Ces devinettes ont été écrites ici, une par une. Nous ne recopions ni recueil, ni page d’un autre site, ni cahier de vacances ; quand un énoncé nous rappelait quelque chose de déjà lu, nous l’avons écarté plutôt que de le rhabiller, y compris lorsqu’il était bon. La forme, elle, est à tout le monde — décrire un objet sans le nommer est un jeu que personne ne possède. Cela donne des pages moins fournies que celles qui compilent, et vous n’y trouverez pas les grands textes que tout le monde connaît déjà. En échange, ce que vous lisez vient de nous et nous pouvons en répondre.

Comment elles ont été écrites

Chaque texte de cette page a été écrit pour ce site et porte sa forme : devinetteUne devinette : un énoncé, une réponse cachée. qui-suis-je« Je suis… qui suis-je ? » — la devinette à la première personne. Aucun n’a été recopié d’un recueil, d’un autre site ou d’un spectacle. Le détail de cette règle, et ce qu’elle nous interdit de publier, se trouve sous Sources & Méthode.

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