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Charades

Mon premier, mon deuxième, mon tout — écrites ici.

15 devinettes sur cette page

Mon premier est le possessif qu’on place devant un nom féminin quand la chose appartient à la personne à qui l’on parle. Mon deuxième est l’oiseau noir et blanc, bavard, qui emporte dans son nid tout ce qui brille. Mon tout se déroule d’un seul geste et amortit les pas.

Réponse

Un tapis (ta + pie)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le verbe tirer à la troisième personne du présent. Mon deuxième est ce que font les yeux devant un livre ouvert. Mon tout avale les pièces une par une, les garde des mois, et ne les rend qu’une fois cassé.

Réponse

Une tirelire (tire + lire)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le contraire de froid. Mon deuxième est le nombre de jours d’une semaine. Mon tout part toujours par paire et revient toujours tout seul du fond du panier à linge.

Réponse

Une chaussette (chaud + sept)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est la petite étendue d’eau, au bout du pré, où les canards se posent. Mon deuxième est le contraire de tard. Mon tout tape sur la tête du clou jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans la planche.

Réponse

Un marteau (mare + tôt)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le petit mot de deux lettres qui relie deux noms dans une liste. Mon deuxième est le verbe rire à la troisième personne du présent. Mon troisième est ce que l’oreille perçoit et que le silence supprime. Mon tout se roule en boule dès qu’on l’approche et traverse les jardins la nuit.

Réponse

Un hérisson (et + rit + son)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le verbe tourner à la troisième personne du présent. Mon deuxième s’enfonce dans le bois en creusant son propre chemin et tient deux planches ensemble. Mon tout ne fait rien tout seul, mais sans lui l’étagère reste à plat dans son carton.

Réponse

Un tournevis (tourne + vis)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est la préposition qu’on emploie pour dire qu’on passe à travers quelque chose. Mon deuxième est le verbe avoir à la troisième personne du présent. Mon troisième est ce que fait la pomme qui lâche sa branche. Mon tout s’ouvre au-dessus du vide et transforme une pierre en plume.

Réponse

Un parachute (par + a + chute)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est une soirée où l’on danse. Mon deuxième dure douze mois. Mon troisième vient après l’après-midi. Mon tout se pousse dans un jardin et revient toujours vers celui qui pousse.

Réponse

Une balançoire (bal + an + soir)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le verbe casser à la troisième personne du présent. Mon deuxième est le personnage qu’un comédien apprend par cœur. Mon tout a une queue, un couvercle, et rend l’eau bruyante bien avant de la rendre bouillante.

Réponse

Une casserole (casse + rôle)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier serre le linge sur le fil pour que le vent ne l’emporte pas. Mon deuxième remplit les rivières. Mon tout trempe dans la couleur et la dépose en traînées sur la feuille.

Réponse

Un pinceau (pince + eau)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier passe, ne revient jamais, et manque toujours à la fin. Mon deuxième est le verbe qui veut dire remplir en tassant, à la troisième personne du présent. Mon tout se frappe avec deux baguettes et donne la cadence au défilé.

Réponse

Un tambour (temps + bourre)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier salit les bottes après l’averse. Mon deuxième qualifie l’escargot qui traverse l’allée. Mon troisième accroche au j de la première personne le verbe « avoir » au présent. Mon tout se lève bien avant tout le monde et sent bon la croûte chaude.

Réponse

Un boulanger (boue + lent + j’ai)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier porte le sac quand on part marcher. Mon deuxième est la note de musique placée entre le ré et le fa. Mon troisième est le possessif pluriel qu’on emploie quand la chose est à nous. Mon tout se dresse debout à côté de ses semblables et les fait tous tomber d’un doigt.

Réponse

Un domino (dos + mi + nos)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est le contraire de dur, quand on parle d’un coussin. Mon deuxième est la plante à fleurs bleues dont on tire les draps et les chemises d’été. Mon tout tend quatre bras au vent sur la colline et rend de la farine à qui lui apporte du grain.

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Un moulin (mou + lin)

Écrite pour ce site · Forme : charade

Mon premier est l’article masculin de trois lettres qu’on met devant un objet dont on n’a pas encore parlé. Mon deuxième se dit quand on demande poliment : je vous en… Mon troisième est un long insecte vert qui replie ses pattes avant devant lui. Mon tout recrache des feuilles de papier couvertes de lettres.

Réponse

Une imprimante (un + prie + mante)

Écrite pour ce site · Forme : charade

À propos de ces devinettes

Une charade découpe un mot en morceaux de son, puis définit chaque morceau comme s’il était un mot indépendant, sans jamais laisser deviner le rapport avec l’ensemble. « mon premier », « mon deuxième », « mon troisième » sont des fragments autonomes — un objet, une note, un pronom, une lettre — et « mon tout » désigne le mot reconstitué. Toute la mécanique tient dans cet écart : les définitions parlent d’une serre de jardinier et d’un oiseau qui fait la roue, la réponse parle d’un animal qui rampe et qui mue. Le plaisir vient du moment où l’oreille recolle les morceaux et où le sens saute d’un coup.

Le point décisif, celui qui fait rater la moitié des charades qu’on tente d’improviser, c’est que le découpage se fait à l’oral et jamais à l’écrit. « scie » et « reine » ne partagent presque aucune lettre avec « sirène », et pourtant, prononcés à la suite, ils le produisent exactement. L’orthographe ment, la sonorité dit vrai. Une charade se vérifie donc en la disant à voix haute, lentement, puis très vite : si les morceaux mis bout à bout ne donnent pas le mot au son près, la charade est fausse, même si elle paraît élégante sur le papier. Une consonne finale qui siffle en trop suffit à la faire tomber.

Pour en résoudre une, nous conseillons de commencer par la fin. « mon tout » est presque toujours la définition la plus généreuse : elle dit la catégorie — un objet de cuisine, un oiseau, un outil — et elle donne le nombre approximatif de syllabes attendu, puisqu’il y a en général autant de fragments que de syllabes. On tient alors une famille de mots candidats, et il ne reste qu’à tester lequel se coupe proprement selon les indices. Chercher dans l’autre sens, en devinant chaque fragment isolément, marche aussi, mais beaucoup plus lentement.

Un deuxième réflexe aide énormément : le stock de fragments courants est petit. Les charades vivent de mots minuscules — les articles le, la, les, un ; les notes de musique do, ré, mi, la, sol ; les pronoms on, ta, ton ; les lettres de l’alphabet prononcées S, K, Y ; les formes brèves des verbes être, avoir, vivre. Quand une définition semble bizarrement pauvre — « ce qui sert à dire non devant un verbe » — c’est presque toujours l’un de ces petits mots. Les identifier tout de suite libère l’attention pour les fragments plus longs, qui portent le vrai sens.

Fabriquer une charade se fait dans le sens inverse. On part du mot d’arrivée, on le prononce en le tranchant syllabe par syllabe, et on regarde si chaque tranche correspond, au son, à un mot existant. Beaucoup de mots refusent : ils produisent des fragments qui ne veulent rien dire, et il faut les abandonner sans regret. Ceux qui acceptent se reconnaissent vite. Ensuite seulement on écrit les définitions, en s’imposant une règle : aucune ne doit évoquer le domaine du mot final, sinon la réponse arrive avant la dernière ligne et la charade s’effondre.

La difficulté se règle par trois leviers. Le nombre de fragments d’abord : deux syllabes se devinent souvent en quelques secondes, trois demandent un vrai va-et-vient — au-delà, l’énoncé devient un petit chantier que très peu de mots supportent, et nous n’en avons retenu aucun ici. Ensuite la nature des fragments : un nom concret se trouve facilement, une forme verbale conjuguée ou un pronom isolé bien moins. Enfin la définition du tout : plus elle est imagée et détournée, plus elle résiste. « mon tout ne se presse jamais » demande un détour que « mon tout est une tortue » ne demande pas. La liste ci-dessous alterne les charades à deux et à trois fragments, sans les ranger par difficulté.

Une charade se raconte bien là où l’on est immobile ensemble : en voiture, dans une salle d’attente, à table quand le plat tarde, en classe pendant les cinq minutes qui restent. Elle réclame de l’oral et un peu de silence, ce qui est exactement ce qui lui manque dans une conversation bruyante. Elle rate quand on la lit trop vite, quand on répète le fragment déjà trouvé au lieu de laisser chercher, et surtout quand on donne la réponse au premier soupir. Mieux vaut redonner un fragment que livrer le tout : la personne veut trouver, pas savoir.

Un dernier point, qui nous engage. Toutes les charades de cette page ont été écrites pour ce site : nous avons choisi les mots, coupé les syllabes, rédigé chaque définition, puis relu chaque assemblage à voix haute pour vérifier qu’il tombait juste au son près. Nous n’avons repris aucun texte existant, et nous écartons systématiquement les charades célèbres des recueils — celles que tout le monde recopie et qui viennent les premières à l’esprit — y compris quand l’assemblage nous paraissait joli. Quand un doute subsistait sur l’origine d’un texte, nous l’avons retiré plutôt que discuté. La forme, elle, n’appartient à personne : « mon premier, mon deuxième, mon tout » est un moule public. Conséquence assumée : nos pages contiennent moins d’items que les recueils qui se copient les uns les autres, mais chacun est de nous, vérifié un par un, et nous pouvons en répondre.

Comment elles ont été écrites

Chaque texte de cette page a été écrit pour ce site et porte sa forme : charade« Mon premier… mon deuxième… mon tout… » — chaque partie est une syllabe, le tout est un mot. Aucun n’a été recopié d’un recueil, d’un autre site ou d’un spectacle. Le détail de cette règle, et ce qu’elle nous interdit de publier, se trouve sous Sources & Méthode.

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