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Blaguier

Devinettes avec réponses

La réponse est sur la page, toujours. Rien à cliquer.

14 devinettes sur cette page

On me noue le matin, on me dénoue le soir, et quand je me défais tout seul, c’est toujours au milieu de la rue.

Réponse

Le lacet de chaussure.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je fais du bruit toute la nuit dans la cuisine sans que personne me demande de me taire, et la lumière que j’allume ne réveille que moi.

Réponse

Le réfrigérateur.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Pourquoi la gomme est-elle la plus modeste de la trousse ?

Parce qu’elle est la seule qui rapetisse chaque fois qu’elle a raison.

Écrite pour ce site · Forme : question-reponse

Je vais et je viens sans jamais avancer, j’efface les plis que la nuit a faits, et si l’on m’oublie une minute de trop au même endroit, ça se voit tout de suite.

Réponse

Le fer à repasser.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je ne sers à rien tant que tout va bien, et dès que ça s’arrange, on m’oublie dans le train.

Réponse

Le parapluie.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je bois pour quelqu’un d’autre, je tiens debout ce que je ne verrai jamais fleurir, et c’est en descendant que je fais monter.

Réponse

La racine.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

On me tend d’abord, on me pince ensuite, et si l’on me gratte trop fort je casse au milieu d’un accord.

Réponse

La corde de guitare.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Pourquoi l’aspirateur est-il le plus mal aimé des appareils ?

Parce qu’il passe sa vie à ramasser ce que les autres laissent tomber, et qu’on ne le remercie qu’en le rangeant dans le placard.

Écrite pour ce site · Forme : question-reponse

On me pose ouverte sur un lit, on me remplit à deux mains, et c’est en s’asseyant dessus qu’on découvre ce qu’il aurait fallu laisser.

Réponse

La valise.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je ne pousse jamais droit, je m’accroche à tout ce qui est plus grand que moi, et c’est en montant que je finis par faire disparaître le mur.

Réponse

Le lierre.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Je porte un nom écrit sur ma porte, je garde toute l’année des affaires qui ne sont pas à moi, et le dernier matin de juin on me rend vide et grand ouvert.

Réponse

Le casier de l’école.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

J’avale des pièces que je ne rends jamais, je donne ce qu’on n’a pas eu le temps de choisir, et je tombe en panne uniquement devant les gens pressés.

Réponse

Le distributeur automatique du couloir.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

Pourquoi le mot de passe est-il le plus discret de la maison ?

Parce qu’il est le seul qu’on n’a pas le droit de dire, même quand on l’a oublié.

Écrite pour ce site · Forme : question-reponse

On ne me sort du placard que pour les quelques centimètres qui manquent, on me déplie une seconde et on me replie pour un an.

Réponse

L’escabeau.

Écrite pour ce site · Forme : devinette

À propos de ces devinettes

Cette page rassemble des devinettes dont la réponse est écrite juste en dessous de l’énoncé. Ce n’est pas un détail de mise en page, c’est le principe même de la page. Une devinette sans réponse n’est pas une devinette : c’est une question restée en l’air. Nous avons voulu que tout ce qu’il faut pour jouer et tout ce qu’il faut pour vérifier tiennent au même endroit, dans le même bloc de texte, sans rien à ouvrir ni à attendre. Vous lisez l’énoncé, vous cherchez le temps que vous voulez, vous baissez les yeux d’une ligne, et c’est fini.

Sur cette page, la plupart des devinettes sont bâties de la même manière, et autant le dire tout de suite, puisque cela aide à chercher. On y prend un objet ordinaire — un lacet, une gourde, un distributeur de couloir — et on le fait parler comme s’il était vivant : je pars, j’avale, je m’accroche. On empile ensuite deux ou trois affirmations qui, mises côte à côte, ont l’air de se contredire. Tant que l’objet n’est pas nommé, la contradiction tient debout ; dès qu’il est nommé, chaque ligne redevient une description littérale, exacte, presque plate. C’est cette bascule que nous cherchons en écrivant, sans prétendre pour autant qu’une devinette doive toujours fonctionner ainsi.

Le choix technique de cette page mérite d’être expliqué, parce qu’il est volontaire et qu’il a un coût. La réponse n’est ni cachée derrière un bouton, ni chargée après coup, ni retournée à l’envers : elle est écrite dans la page, en clair, sous la devinette. Trois raisons à cela. D’abord, la page reste entièrement lisible sans JavaScript — si le script ne se charge pas, ou si le navigateur est ancien, ou si la connexion lâche au milieu, rien ne manque. Ensuite, elle s’imprime telle quelle : une feuille photocopiée pour une classe, un trajet en voiture ou une salle d’attente contient les énoncés et les solutions, pas une rangée de rectangles vides. Enfin, un lecteur d’écran lit la page dans l’ordre où elle est écrite, sans avoir à deviner qu’un élément est repliable ni à chercher comment le déplier.

Reste la question évidente : comment lire une page pareille sans se gâcher le plaisir ? La méthode la plus simple est la plus vieille — la main, ou une feuille posée sous la ligne en cours. Sur un téléphone, faites défiler par petits coups : les énoncés sont courts, la réponse tient rarement sur plus d’une ligne, et il suffit de s’arrêter juste après le point d’interrogation. À deux, la solution est encore meilleure : celui qui tient l’écran lit à voix haute, l’autre cherche. Celui qui lit voit la réponse, mais c’est justement son rôle — il doit savoir s’il faut confirmer, relancer, ou concéder.

Pour chercher, une manière de faire vaut souvent mieux que d’attendre l’inspiration. Prenez l’énoncé ligne par ligne et transformez chaque affirmation en contrainte : cet objet part plein, il revient vide, il voyage dans un sac. Regardez ensuite du côté des choses familières — celles d’une cuisine, d’un cartable, d’un couloir — avant d’aller imaginer quelque chose de rare. Puis testez vos candidats contre toutes les lignes, pas seulement contre la première : une réponse qui n’explique que la moitié de l’énoncé n’est pas la bonne, il ne doit rester aucun mot qui dépasse. Et si rien ne vient, lisez la solution sans y voir un échec : c’est une lecture, pas un examen.

Vous trouverez ici deux formes voisines qu’il vaut mieux ne pas confondre. La devinette proprement dite pose une énigme dont la réponse se cherche : elle a une solution unique, et vous pouvez avoir raison. La question-réponse, elle, pose une question dont la suite est une chute, pas une solution — personne ne peut la deviner, et ce n’est pas le but. On la lit d’une traite, comme on raconte une blague, et son effet vient du décalage entre le sérieux de la question et l’aplomb de la réponse. Mélanger les deux dans une même liste, c’est aussi un service rendu au lecteur : ça repose entre deux efforts.

Sur l’usage, quelques observations qui tiennent à la mécanique du texte. Une devinette rate presque toujours pour la même raison : elle a été lancée trop vite, ou la réponse a été donnée avant que l’autre ait eu le temps de se tromper. Le silence entre l’énoncé et la solution fait partie de la devinette, il ne faut pas le combler. Elle rate aussi quand on l’explique après coup : si vous devez commenter la réponse, c’est que l’énoncé était trop long. Ces textes-là marchent bien à table, en voiture, en fin de cours, avec des enfants qui savent lire et avec des adultes qui font semblant de ne pas jouer. Ils marchent mal enchaînés par dix, parce que l’oreille finit par entendre le patron avant l’objet.

Un mot enfin sur la provenance, parce qu’elle explique le format de nos listes. Chaque devinette de cette page a été écrite pour ce site. Nous ne recopions ni recueil, ni site existant, ni spectacle : les formes traditionnelles appartiennent à tout le monde, les textes non. Cela a une conséquence visible, et nous préférons l’annoncer que la faire subir — nos listes s’allongent lentement, parce qu’un item n’est ajouté que s’il nous paraît neuf. Quand un texte nous revient en mémoire comme s’il venait d’ailleurs, il ne va pas sur la page : il est réécrit, ou simplement abandonné. Le doute suffit à l’écarter, et c’est la seule règle que nous nous appliquons sans discuter.

Comment elles ont été écrites

Chaque texte de cette page a été écrit pour ce site et porte sa forme : devinetteUne devinette : un énoncé, une réponse cachée. question-reponseUne question posée au lecteur, une chute qui arrive à la ligne suivante. Aucun n’a été recopié d’un recueil, d’un autre site ou d’un spectacle. Le détail de cette règle, et ce qu’elle nous interdit de publier, se trouve sous Sources & Méthode.

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