Il ne sort que les jours gris, il s’ouvre au-dessus de ta tête, et dès que le soleil revient il va s’égoutter dans un coin. Qu’est-ce que c’est ?
Réponse
Un parapluie.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Celles qu’on trouve seul. Un objet, un animal, une couleur.
15 devinettes sur cette page
Il ne sort que les jours gris, il s’ouvre au-dessus de ta tête, et dès que le soleil revient il va s’égoutter dans un coin. Qu’est-ce que c’est ?
Un parapluie.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Elle boit au robinet, elle a un long nez percé de petits trous, et elle ne se penche que pour faire pleuvoir sur les fleurs. Qu’est-ce que c’est ?
Un arrosoir.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Elle sort du four au petit matin, elle porte des entailles sur le dos, et on la rapporte à la maison coincée sous le bras. Qu’est-ce que c’est ?
Une baguette.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Elle a une petite queue verte, elle rougit en mûrissant, et elle garde ses graines dehors au lieu de les cacher dedans. Qu’est-ce que c’est ?
Une fraise.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Il traverse le jardin quand la nuit tombe, il a des piquants plein le dos, et si tu t’approches trop il se roule en boule. Qui est-ce ?
Un hérisson.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Il passe la nuit sur la table de chevet, il n’a jamais ouvert un œil, et c’est pourtant lui qui te sort du lit le matin. Qu’est-ce que c’est ?
Un réveil.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Il passe la semaine appuyé contre le mur du garage, il n’a que deux cercles pour toucher le sol, et il ne part en promenade que si on lui monte sur le dos. Qu’est-ce que c’est ?
Un vélo.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Elle est orange, elle pousse la tête en bas dans la terre, et il faut tirer sur ses feuilles pour la sortir. Qu’est-ce que c’est ?
Une carotte.
Écrite pour ce site · Forme : devinette
Je rampe sous les meubles au bout d’un long tuyau, je fais un vacarme épouvantable, et j’avale sans mâcher les miettes et les moutons de poussière. Qui suis-je ?
Un aspirateur.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je reste plantée au bord de la route par tous les temps, j’ai une fente pour bouche et je ne dis jamais un mot, et je ne suis contente que le jour où l’on me vide. Qui suis-je ?
Une boîte aux lettres.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je vais du bas de la maison jusqu’au dernier étage, j’ai des marches que l’on compte en grimpant, et personne ne me traverse sans lever les pieds. Qui suis-je ?
Un escalier.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je passe mes journées à visiter les fleurs, je rentre le soir dans une maison remplie de petites cases à six côtés, et je fabrique quelque chose de sucré. Qui suis-je ?
Une abeille.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je me tiens debout dans un verre au bord du lavabo, je rends visite matin et soir à trente-deux voisines bien alignées, et je retourne me coucher la tête mouillée. Qui suis-je ?
Une brosse à dents.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je fais le tour du bol au petit déjeuner, je plonge dans la soupe le soir, et je tiens tout entière dans une seule main. Qui suis-je ?
Une cuillère.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Je pars en voyage bien remplie, on me tire derrière soi par une poignée qui s’allonge, et je passe le reste de l’année vide sur une étagère. Qui suis-je ?
Une valise.
Écrite pour ce site · Forme : qui-suis-je
Une devinette facile ne cache rien : elle décrit. On donne deux ou trois indices sur une chose que l’enfant connaît déjà — un objet de la maison, un animal du jardin, un phénomène du ciel — et la réponse tient en un seul mot. La difficulté ne vient ni du vocabulaire ni d’un raisonnement compliqué, mais du petit décalage entre la manière dont on parle de la chose et la manière dont on la regarde d’habitude. Un parapluie présenté comme quelqu’un qui n’aime que les jours gris, c’est le même objet, vu de côté. Tout le plaisir est là, et il suffit.
La mécanique tient dans l’ordre des indices. Le premier est large : il ouvre une famille entière — quelque chose de rond, quelque chose qui tombe du ciel, quelque chose qui vit dans le jardin. Le deuxième resserre : il ajoute une propriété que peu de membres de cette famille partagent. Le troisième, lui, tranche : c’est celui qui ne laisse plus qu’une seule réponse possible. Quand une devinette facile fonctionne, on voit l’enfant hésiter après le premier indice, s’avancer au deuxième, et donner le mot au troisième. Quand elle rate, c’est presque toujours que le dernier indice ne tranchait pas.
La réponse doit être un mot que l’enfant peut prononcer sans aide. C’est la règle que nous nous imposons sur cette page : pas de réponse en deux temps, pas de mot qu’il faudrait expliquer après coup, pas de terme technique. Une clé, une abeille, une valise, une cuillère. Si la réponse demande une définition, la devinette n’est plus facile, elle est seulement courte. Cela nous ferme beaucoup de sujets — nous ne pouvons pas jouer sur les mots savants ni sur les doubles sens que les adultes attrapent au vol — mais c’est exactement ce qui rend ces énoncés utilisables avec un enfant qui commence à lire.
La forme « qui suis-je » ajoute une seule chose, et elle change tout : l’objet parle. Il dit « je » et se décrit lui-même, sans jamais se nommer. Pour un enfant, cela transforme la recherche en rencontre : ce n’est plus une question posée par un adulte, c’est une gomme, un savon ou une valise qui se présente. L’écriture demande alors un peu de discipline. L’objet ne doit rien dire qu’il ne pourrait savoir de lui-même, et il ne doit jamais se trahir par un mot de la même famille que sa réponse. Un escalier qui parlerait d’escalade aurait déjà tout donné.
Pour chercher, il y a une méthode simple, et elle s’apprend vite. On écoute l’énoncé en entier sans répondre — la tentation de crier le premier mot qui vient est ce qui fait manquer le plus de devinettes. Ensuite, on prend l’indice le plus concret et on cite à voix haute trois choses qui lui correspondent. Puis on repasse les autres indices sur chacune de ces trois choses : celle qui les supporte tous est la bonne. Cette manière de faire vaut mieux qu’une intuition rapide, parce qu’elle laisse une trace : l’enfant comprend pourquoi c’était ça, et pas seulement que c’était ça.
Aux adultes qui lisent ces devinettes à voix haute, trois gestes suffisent, et aucun ne donne la réponse. Le premier : redire l’énoncé lentement, du début, sans rien changer aux mots — il arrive souvent qu’un indice ait été entendu de travers, et la simple relecture le remet en place. Le deuxième : isoler un seul indice et le répéter seul, détaché des autres, pour qu’il redevienne visible. Le troisième, quand l’enfant fatigue : proposer deux réponses possibles, dont une seule est juste, et le laisser choisir. Il garde alors le mérite de trouver. Ce que nous conseillons d’éviter, c’est le mime, le premier son du mot, et surtout la réponse donnée « juste pour avancer ».
Ce qui fait rater une devinette facile est presque toujours l’une de trois choses. Trop d’indices : au-delà de trois, l’enfant ne retient plus l’énoncé et cherche dans le vide. Un indice ambigu : si deux réponses tiennent debout, celui qui trouve la seconde a raison, et c’est nous qui avons mal écrit. Ou bien la précipitation : une devinette lue trop vite, enchaînée à la suivante, ne laisse pas le temps du silence, et ce silence est justement le moment où l’enfant travaille. Cinq ou six par séance, pas toute la page d’affilée — c’est le rythme qui tient le mieux.
Un dernier point, que nous préférons dire franchement : toutes les devinettes de cette page ont été écrites pour ce site. Aucune n’a été reprise d’un recueil, d’un livre, d’un autre site ou d’un spectacle. Cela a deux conséquences, et nous les assumons. La première, c’est que nous en avons moins que les pages qui recopient : celles d’ici, écrites une par une, plutôt que trois cents empilées. La seconde, c’est que celles-ci sont à nous, et que vous ne les avez sans doute pas déjà lues ailleurs — ce qui, pour une devinette, est la seule qualité qui compte vraiment.
Chaque texte de cette page a été écrit pour ce site et porte sa forme : devinette — Une devinette : un énoncé, une réponse cachée. qui-suis-je — « Je suis… qui suis-je ? » — la devinette à la première personne. Aucun n’a été recopié d’un recueil, d’un autre site ou d’un spectacle. Le détail de cette règle, et ce qu’elle nous interdit de publier, se trouve sous Sources & Méthode.